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Mareyon Faire regarder mon etal
Faire regarder mon etal

Comparatif

Mareyon ou le tableur d’étiquettes maison, que choisir

Presque tous les rayons marée bien tenus ont un fichier. Un tableur avec un onglet par famille, les libellés déjà écrits, parfois la liste des dénominations collée un jour de janvier, et un gabarit qui sort les étiquettes à la bonne taille. C’est un bel outil, construit par quelqu’un qui connaît son métier. Il porte deux fragilités: il ne refuse rien, et il vaut ce que vaut la disponibilité de la personne qui l’entretient.

Le comparatif poste par poste

CritèreMareyonle tableur d’étiquettes maison
Liste des dénominations autoriséesEmbarquée et mise à jour dans la nuit qui suit chaque arrêtéCopiée le jour où le fichier a été construit, rarement reprise depuis
Contrôle à la saisieBloquant, l’impression est refusée tant qu’une mention manqueAucun, une cellule vide s’imprime aussi bien qu’une cellule remplie
Cohérence espèce, zone et enginCombinaisons impossibles signalées avant impressionLe fichier accepte un thon à la drague sans broncher
Saisie de l’arrivagePréalimentée par lecture du document du mareyeurRecopie manuelle des mentions, deux fois plutôt qu’une
Taille minimale de captureContrôlée espèce par espèce à la saisieNulle part dans le fichier, sauf note dans un coin d’onglet
Format et hauteur de caractèresGabarit imprimante et gabarit ardoise, prix à l’unité de mesureCorrect tant que personne ne touche à la largeur des colonnes
Preuve de ce qui était affichéPhoto horodatée scellée et liste des lots, conservées trois ansLe dernier enregistrement écrase le précédent
Plusieurs magasinsComparatif mensuel des notes de conformité magasin par magasinAutant de versions du fichier que de magasins, toutes différentes
Dépendance à une personneLe référentiel reste, quelle que soit l’équipe du matinLe fichier meurt le jour où son auteur change de magasin

Pourquoi le fichier maison marche, au début

Un tableur d’étiquettes résout le vrai problème du premier jour: ne plus réécrire trente fois la même chose. Les libellés sont stables, le format est propre, l’impression est rapide, et le chef de rayon qui l’a construit y a mis sa connaissance de l’assortiment. Sur un rayon qui tourne autour de vingt références régulières, avec un fournisseur habituel et une équipe stable, ce fichier tient sans difficulté pendant des mois et fait gagner un temps réel au montage.

Il fait aussi progresser le rayon sur un point précis: la constance. Les mêmes mots reviennent d’un jour à l’autre, la mise en page ne bouge pas, et le remplaçant du dimanche imprime la même chose que le titulaire du mardi. C’est déjà mieux qu’une ardoise réinventée chaque matin, et cela mérite d’être dit avant de parler de ce que le fichier ne sait pas faire.

Là où il lâche: il ne refuse jamais rien

Un tableur imprime ce qu’on lui donne. Si la cellule de sous zone est vide, l’étiquette sort quand même. Si le libellé porte une dénomination maison absente de l’arrêté, elle sort aussi, et elle sortira tous les matins jusqu’à ce que quelqu’un s’en aperçoive, c’est à dire souvent le jour du contrôle. Un fichier ne connaît ni la liste officielle des dénominations, ni les sept catégories d’engins de l’annexe III, ni les tailles minimales de capture.

La seconde faille est la mise à jour. Un arrêté modifie la liste des dénominations autorisées, et le fichier reste tel quel: personne dans le rayon n’a le temps de faire de la veille au Journal officiel. Une saisie bloquante inverse la charge: le référentiel est mis à jour dans la nuit, les espèces concernées de votre assortiment apparaissent au premier écran du lendemain matin, avec l’ancienne et la nouvelle formulation côte à côte.

La double saisie et la trace qui manque

Le document du mareyeur porte déjà l’espèce, la zone, souvent la sous zone et l’engin. Avec un tableur, ces mentions sont recopiées à la main, à 5 heures, avec des gants mouillés. Chaque recopie de chiffres est une occasion d’erreur, et une erreur recopiée devient invisible parce qu’elle a l’air d’une donnée. Lire ces mentions une seule fois, puis ne corriger que ce qui diffère, supprime à la fois le temps de recopie et sa principale conséquence.

Reste la trace. Un fichier enregistré chaque matin sur le poste du bureau écrase le précédent, ou s’empile dans un dossier sans horodatage opposable. Il ne dit pas ce qui était réellement piqué dans la glace, seulement ce qui a été préparé. La photo scellée à l’ouverture, associée aux lots saisis, répond à la seule question que pose un contrôleur: qu’est ce que le client voyait, ce matin là, devant ce bac.

Quand l’alternative reste le bon choix

Le tableur reste le bon choix si votre rayon tient sur une dizaine de références très stables, si la personne qui entretient le fichier est là toute l’année, et si le budget logiciel est réellement à zéro. Dans ce cas, faites deux choses: collez la liste des dénominations autorisées dans un onglet daté, et remettez la à jour à chaque arrêté. Un tableur tenu à jour vaut nettement mieux qu’un logiciel mal renseigné, et bien mieux qu’une ardoise improvisée à 5 heures.

Le verdict

Le tableur règle le temps d’écriture, pas le risque juridique. Il constate, il ne refuse pas. Tant que son auteur est présent et que l’assortiment est étroit, l’écart reste théorique. Il devient concret le jour où l’arrêté change, où la personne part, ou où un contrôleur demande ce qui était affiché trois semaines plus tôt. C’est à ces trois moments que se paie la différence.

Questions frequentes

Peut-on récupérer les libellés du fichier existant ?
Oui, et c’est ce que nous faisons lors de la mise en route. Votre assortiment, vos fournisseurs et vos libellés sont repris, puis confrontés à la liste des dénominations commerciales autorisées. Vous voyez alors, ligne par ligne, ce qui passe tel quel et ce qui doit être reformulé. Sur un rayon marée, ce premier passage révèle presque toujours deux ou trois dénominations maison installées de longue date.
Un tableur bien construit peut-il bloquer les erreurs ?
Il peut signaler une cellule vide et proposer une liste déroulante, ce qui est déjà utile. Ce qu’il ne peut pas faire, c’est vérifier qu’une dénomination correspond bien au nom scientifique livré, qu’un engin est compatible avec l’espèce, ou qu’une pièce dépasse la taille minimale de capture. Ces contrôles supposent un référentiel relié, tenu à jour, et pas une liste figée dans un onglet.
Que devient le fichier si nous passons à Mareyon ?
Gardez le. Il reste utile comme mémoire de votre assortiment et de vos prix habituels, et il peut servir de repli si votre connexion tombe un matin. Ce qui change, c’est le point où la vérification a lieu: elle passe de la relecture, aléatoire, au moment de la saisie de l’arrivage, où le lot et son document sont encore ensemble.

Mareyon ou le tableur d’étiquettes maison, que choisir

Le tableur règle le temps d’écriture, pas le risque juridique. Il constate, il ne refuse pas. Tant que son auteur est présent et que l’assortiment est étroit, l’écart reste théorique. Il devient concret le jour où l’arrêté change, où la personne part, ou où un contrôleur demande ce qui était affiché trois semaines plus tôt. C’est à ces trois moments que se paie la différence.